Le C.D.A.I.R.

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Présentation - Historique

Un peu d'histoire : avant la création du C.D.A.I.R.

L'hospice était un service attaché à l'hôpital de Saint-Martin, crée dans la seconde moitié du XI siècle en 1059

A cette époque l'établissement portait le nom d' Hôtel Dieu Saint-Julien.
En 1674, le vocable Saint-Julien fut supprimé et remplacé par le vocable Saint-Honoré par référence et reconnaissance envers l'intendant Honoré du Maine. En 1685, les religieux deviennent propriétaires de l'hospice à perpétuité, ce qui leur permettait de recevoir des legs.

En 1794, une convention est passée entre l'état et le conseil municipal pour recevoir et traiter à l'hospice Saint-Honoré les malades civils pauvres à un prix de journée déterminé.

En 1851, les administrations sont nommées par le préfet de la Charente - Maritime sur présentation de la commission d'hospice. En 1901, un incendie détruit la chapelle de l'hospice et quatre, ce qui prive l'île d'un bel ensemble architectural du XVIIIe siècle

En 1954, fût bâti un centre pour mineurs délinquants ou cas sociaux, baptisé " Feu Vert". Il abritera, après sa fermeture administrative en 1980, 80 pensionnaires de l'hospice. Cette structure deviendra le foyer pour malades et handicapés mentaux jusqu'au 1er 1992 date de l'érection du foyer en établissement public autonome.

Je fais ici une courte référence à l'histoire, car elle a son importance pour les résidents, la population locale et les élus. L'hospice aujourd’hui désaffecté est toujours présent dans l'esprit de chacun et ses bâtiments classés monuments historiques surplombent toute la région. Depuis toujours, les habitants de l' Ile de Ré ont été tolérants vis à vis de la population de l'hospice et encore aujourd'hui, les élus, les commerçants et la population aident et protègent les résidents du foyer occupationnel appelé encore "l'hospice" ou le "Feu Vert".

En 1970 l'hospice était séparé en deux paries : l'hospice pour hommes et l'hospice pour femmes. Les chambres étaient des salles communes avec poêle à charbon central. Les lavabos n'existaient pas, il y avait une salle avec un grand bac en forme d'abreuvoir.

La population (80 femmes, 80 hommes) était constituée de sans domicile fixe, d'alcooliques, de débiles de tous âges. Il y avait un cachot, une morgue. On pouvait y passer toute sa vie. Les moyens financiers étaient faibles. Les couches n'existaient pas. On récupérait des boites de conserves pour les utiliser comme urinoir. Le personnel, peu nombreux, travaillait à la chaîne pour les tâches matérielles. Par exemple, pour la toilette du vendredi : les pensionnaires se déshabillaient, se plaçaient en file indienne, un agent lavait les personnes, un autre faisait les ongles, le suivant les oreilles, le dernier donnait du linge propre. Pour les repas tout était mis dans l'assiette. Pour les waters, on utilisait encore les chaises percées, c'était un gain de temps.

A l'hospice femmes où se trouvaient 24 grands-mères invalides, l'hygiène ne pouvait être un souci premier. L'aide-soignante prenait une bassine, faisait la toilette et les soins d'escarres avec la même eau. Une seule infirmière prenait en charge toutes les structures. La nuit, un agent avait la charge de tous les services : la médecine, la maternité et l'hospice. En cas d'urgence, il devait répondre à la porte d'entrée, allumer la piste d'hélicoptère (liaison Ile de Ré-continent). Le soir, des planches étaient placées de chaque côté du lit des pensionnaires qui s'agitaient ou faisait des cauchemars. De ce fait, les dortoirs ressemblaient à une succession de cercueils.

La solidarité se développe, les résidents les plus valides et autonomes aident leurs camarades et le personnel. Ils sortent librement, le personnel s'organise comme il peut. La violence et l'alcoolisme restent des faits quotidiens.


1976
Le fait le plus important ancré dans la mémoire des personnes est l'arrivée d'un neuroleptique retard , le FLUANXOL, expérimenté pour les états caractériels provoqués entre autres après l'alcoolisme. Certains résidents vacillaient, tombaient. Tous les troubles du comportement étaient maîtrisés par les traitements psychotropes, antidépresseurs. Si un pensionnaire avait une réaction caractérielle, il était aussitôt privé de sortie et passait 8 jours en pyjama. Le mélange d'angoisse et d'alcool animait les soirées. 6 suicides de pensionnaires (par pendaison la plupart) ont été recensés cette année - là.

1980
A l'arrivée de l'infirmière nommée pour l'hospice, il se crée une association " Les mouettes rieuses" et des fêtes ont pu s'organiser. Ceci va permettre aux résidents de bénéficier de loisirs et de voyages. Bénévolement, des membres du foyer et de l'hôpital organisent avec l'aide du directeur les déplacements et les fêtes.

1981
Dans l'enceinte de l'hôpital, un centre pour enfants délinquants et cas sociaux " le Feu Vert" a fermé. Le 1er mars de cette année, voit le déménagement de la population de l'hospice, devenu de plus en plus insalubre, dans les locaux laissés libres. Il est à supposer qu il fallait envisager la transformation des hospices au vu de l'article 23 de la loi du 30 juin 1975. Le déménagement est pris en charge par le personnel et certains détenus du pénitencier voisin. La population valide des deux hospices a été réunie, le personnel également. L'infirmière était présente chaque jour du lundi ou vendredi.

Pour 80 pensionnaires, par roulement, 4 agents (dont 1 aide-soignante) étaient de service le matin et 2 l'après-midi ; le foyer étant un service de l'hôpital, le responsable du service après le directeur est la surveillante chef des services médicaux. Tout est organisé, planifié, tout doit être propre et calme. Il n'y a plus de problème apparent.

Les pensionnaires sont tous sous tutelle, les plus "chronicisés" vont travailler dans les différents services, surtout la lingerie et la cuisine de l'hôpital. Ils reçoivent un pécule chaque mois. Ceux qui ont des difficultés trop importantes, avec des manifestations violentes, sont hospitalisés à l'hôpital psychiatrique de la Rochelle. Il est à distinguer les pensionnaires ayant faits des séjours peu fréquents et de courte durée, de ceux qui ressortent de la notion de maladie mentale chronique (48 pensionnaires ont fait plus d'un séjour d'une durée égale ou supérieure à un an).
Dans des psychoses chroniques ou des complications de l'éthylisme laissent une part importante de la population dans l'arriération. Le recrutement à partir de l'hôpital psychiatrique, le poids des pathologies en cause, expliquent les nombreux médicamenteux mis en place.
 

"Comme le précise dans son mémoire de CAFDES Madame DEGLANE, directrice du Centre Départemental d' Accueil de l'Ile de Ré" (1992-2009)
 

L'histoire du CDAIR

L'histoire de l'établissement est récente. En effet c'est le 26 mai 1988 qu'est crée un Foyer Occupationnel et d'hébergement. Il était situé dans les locaux de l’hôpital local de ST Martin de Ré (appelé le « Feu Vert ») qui en assurait la direction. Il était issu de ce qui était l'hospice.


Avril 1990, arrivée de Mme Catherine Deglane qui assure les fonctions de Cadre Socio Éducatif. Avec l'équipe elle élabore un projet éducatif et thérapeutique. Les ateliers occupationnels sont créés dans le but d'améliorer la prise en charge des résidents : jardinage, couture, menuiserie, ateliers décoratifs et plus tard la lingerie.

En 1991, création de l’association « la Vague bleue » (loi 1901) afin d’améliorer les loisirs des résidents.

Le 1er janvier 1992, le foyer occupationnel de cinquante-cinq places devient un établissement public autonome géré par un conseil d’administration. Madame Catherine Deglane en devient la directrice après une scolarité à l’École Nationale de Santé Publique à Rennes. (C’est le premier foyer occupationnel du département à accueillir des couples.)

Grâce à la volonté politique des élus du Conseil Général et des élus locaux, l'autonomie de l'établissement s'est concrétisée au point d'être propriétaire des locaux qu'il occupe. Le 29 septembre 1995 le déménagement a lieu dans les bâtiments (au départ destinés à l'hôtellerie), situés dans la zone artisanale, au 40 avenue Général de Gaulle (autrefois rue des égaux).

Courant 2002, le chantier de construction de la Maison de Retraite Spécialisée (M.R.S.) et des locaux de l'administration se déroule. Au 1er janvier 2003, un Établissement d'Hébergement des Personnes Âgées (EHPA) de 11 chambres fonctionnent, avec 10 places autorisées.

En 2003, 5 places en « accueil de jour » sont créées au foyer occupationnel.

En 2005, deux places d'accueil temporaire (A.T.) sont créées : une au foyer occupationnel et une à la M.R.S. Un projet de création de 6 places d' Etablissement et Services d'Aide par le Travail (E.S.A.T.)., entretien d'espaces verts a eu un avis favorable du Conseil d' Administration.

En 2007, une 6ème place d'accueil de jour est créée.
En mars 2009, après 18 années en responsabilité sur l'île de Ré, Madame Catherine Deglane fait valoir ses droits à la retraite.

En 2010, la place d'Accueil temporaire de la M.R.S. est transformée en 11ème place.



 


Date de création : 11/03/2011 @ 11:25
Dernière modification : 23/04/2011 @ 11:29
Catégorie : Présentation


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